mardi 23 octobre 2007

Tu trouveras deux couvertures sous le buisson!

Le plan grand froid a été annoncé à Charleroi la semaine dernière par une conférence de presse, la date du plan grand froid du 1 décembre au 31 mars inclus! aujourd'hui on fait quoi?

Comme très souvent, ce soir je me trouve devant les portes de l'abri de nuit pour sans-abri au coeur de Charleroi. Il fait froid, vous avez vu comme les températures sont froides, cette nuit nous serons encore sous 0 degrés!

Il y à du monde, une femme sera emmené vers les urgences elle est malade c'est un travailleur social de Carolo- Rue qui l'accompagnera . Huit hommes entrent sans tirage de cartes cette fois, un autre jeune homme quant à lui désire aller se faire consulter il est malade, il va se rendre également aux urgences, deux autres femmes trouveront un abri pour la nuit à Ulysse. Ces dix personnes pourront passer la nuit au chaud ouf! Ainsi que huit hommes à Lodelinsart. Que se passera t-il pour ces deux personnes qui sont aux urgences, si l'hôpital ne les gardent pas pour la nuit?

Un dixième arrive, Ulysse est complet, le dortoir de Lodelinsart aussi! on lui donne des tartines, et du haut du balcon on lui donne l'adresse d'un buisson dans une ruelle prés d'un parc?... De ce balcon un sdf par solidarité donne un tuyau à celui du bas, J'écoute attentivement... Tu trouveras deux couvertures sous ce buisson! il dormira donc en rue ce soir quelque part dans un parc...A l'abri des regards...Dans le froid.

Les travailleurs sociaux des centres 'accueil de nuit" font un boulot extraordinaire il est vrai, j'en profite ici pour les féliciter, ils sont formidables . Ils manquent cruellement de moyens humains, de structures,ils ne peuvent accueillir une personne supplémentaire les structures sont pleines !

Ce jeune sdf ne râle même pas, a t-il le choix d'ailleurs ... On éduque bien les sdf à Charleroi! Si ... il fait une scène il risque d'être exclu pour quelques jours des centres d'hébergements! Il n'y à rien pour lui! Oups si si... deux couvertures planqués prés d'un parc!!!!

Deux couples attendent devant le volet fermé, d'anciens sdf, ils ont un logement depuis peu mais pas de quoi se nourrir chaque soir, ils viennent donc recevoir du pain, de la confiture, du lait et un peu de sucre!

Je sais aussi que d'autres SDF dorment sous tentes sous les ponts de Charleroi! ..... d'autres dans des squatts...des garages...

C'est quoi cette politique tellement inhumaine?, tellement bien enfermé dans son carcan administratif, ? Ils ne s'imaginent même pas ce qui se passe dans leur ville pour les plus pauvres!

Comment voulez-vous que je reste calme face à ces situations, j'ai juste envie de hurler ma rage, mon incompréhension du système, mon écoeurement!

Par ces billets de mon blog, je vous relate la réalité de ces plus démunis, je ne peux pas rester muette face à ces drames qui se jouent chaque soir.... Ma nuit sera encore très agitée , comment dormir en paix et au chaud quand d’autres n’ont même pas ce droit élémentaire.

N'oublions pas que les sans-abri ne sont que le sommet visible de l'iceberg de la pauvreté!

Voici un article de presse relatant ce plan grand froid;..
CHARLEROI
Un plan «grands froids»... gelé ( Vers l'Avenir)

Pas de grands changements ni de grands moyens pour le nouveau plan «grands froids». Il sera cependant maintenu dans sa totalité. Le plan hivernal sera reconduit dans sa totalité. C'est ce qu'a affirmé, hier, la coordinatrice du Relais social, Suzanne Huygens. Ce dispositif mis en place par le relais et ses différents partenaires vise à augmenter et à améliorer les conditions d'accueil pour les sans-abri.

L'accueil de soirée débutera le 19 novembre et s'achèvera le 21 mars. La capacité d'hébergement de 35 lits passera, comme l'an dernier, à 50 places disponibles. On dénombre 14 lits au centre Ulysse, 9 à Lodelinsart et 12 au Triangle.

«L'abri de nuit de Châtelet que nous avons ouvert l'an dernier, sera maintenu. Il offre une capacité d'accueil de dix lits», poursuit la coordinatrice. On compte également six places au SASS et un lit d'urgence dans trois maisons d'accueil.

Le tirage au sort maintenu en cas de pénurie de lits

Pour les personnes dans le besoin qui recherchent cependant une solution moins précaire, ils pourront bénéficier de lits d'urgence à l'hôtel et disposeront d'un accompagnement concerté entre plusieurs structures sociales de la ville. En cas de pénurie de lits, ceux-ci sont attribués par tirage au sort. Une situation que déplore Bernard Dallons, le président du Centre public d'action sociale, mais qui va se poursuivre.

L'accueil en journée sera également assuré par plusieurs ASBL comme Le Rebond, Faim et Froid, le Resto du coeur, Le Comptoir ou encore Icar. Un réseau de travailleurs sociaux issus de Carolo Rue, Solidarités Nouvelles et du DUS se partageront le travail de rue, diurne et nocturne.

Consultations médicales
La grande nouveauté de cette année est consacrée aux soins de santé. Depuis le mois d'août, le Relais Santé organise des permanences d'accueil au centre Ulysse les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 12 h 30 à 18h. Des consultations médicales sont également prévues le mardi, jeudi et vendredi, de 13 à 15h. «L'objectif est d'encourager les structures médicales à prendre en charge les plus démunis. Certains ont accepté en demandant en contrepartie qu'un accompagnement social et psychologique soit garanti», explique la coordinatrice.

Face à ce bilan, on constate un... gel du dispositif «grand froid». Bien que le président du CPAS salue activement le travail des acteurs sociaux. Il ne s'agit évidemment pas de remettre en question leurs efforts, mais plutôt le manque de moyens disponibles... au sein de la capitale sociale de la Wallonie.

Et la libéralisation du secteur énergétique ne va pas améliorer la situation. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir mené des actions concrètes autour de la précarité. L.Fi.

Mon gros coup de gueule!"Trop is te veel" au moyen age on les tatouaient du M de mendiant, Aujourd’hui à Charleroi on les chassent du M de MISEREUX!

Trop c’est trop! au conseil communal d’hier soir à Charleroi pour la énième fois on revient sur la mendicité, elle dérange, bouscule, fait mauvaise image pour Charleroi. La belle affaire! chassons donc les plus pauvres cela donnera bonne conscience aux plus riches !

Excusez du peu...Vu le magot engendré par le CPAS de Charleroi, qui rappelons le se chiffre à plus de 7 millions d’euros!

Si seulement ce tésor prévu pour l’aide sociale pour les plus démunis avait été utilisé pour lutter contre la précarité et le sans-abrisme correctement, nous n’en serions pas là!, mais non le CPAS à thésauriser! On parle même du magot de la régie des marchés 3 millions d'euros et aujourd'hui dans la gazette d'un autre petit trésor à la police de 5 millions d'euros?

Alors OUI! je pousse un grand coup de gueule à l’heure ou toute l’actualité se focalise sur BHV, ou sur la possible date d’un futur gouvernement...

Des gens ont FAIM ET FROID! Ces sans voix, ces laisser pour compte , ceux qui vivent en rue et n’ont d’espérance que la plus rapide issue qui mettra FIN à leur vie miséreuse... Oui! et font tout pour se détruire un peu plus vite... dans l'indifférence générale! D'ailleurs à la sortie du Conseil Communal , rue de Chavannes je rencontre un homme qui se met à l'abri , ce soir il dormira dehors, quelle honte! cela me fait mal trés mal.

Denis Uvier l'éducateur de rue de Solidarités Nouvelles qui travaillent sans relâche auprès des sdf via le 32/12/12 lui apportera une couverture.

Le bourgmestre défends cette interdiction? Humaniste dites vous...Jusqu'où? l’image de la ville est en effet importante pour la nouvelle tripartite! Il faut absolument créer une nouvelle image positive, constructive, financière! eh oui!!! A Charleroi, les clichés sont négatifs! la faute à qui? Le bourgmestre chef de police va dés lors élargir l'ordonnance de police qui amendera une interdiction de mendicité sur le pont reliant la gare à la ville basse.

A quel PRIX vont-ils faire cela? au prix des droits fondamentaux des plus démunis? moi , je ne serai jamais complice de cette chasse aux sorcières! Utilisons donc une partie de ce magot pour remettre ces gens DEBOUT, il y va des droits fondamentaux de l’homme!

Il est interdit d’interdire la mendicité , c’est une loi émanant du fédéral, mais chaque ville amende via son règlement de police! On assiste pour l'instant à un véritable nettoyage à Charleroi non pas des crasses qui jonchent le sol de nos rues, mais bien à un nettoyage des plus pauvres!

En réalité il s'agit bien ici d'une faille des système sociaux, l'incapacité de trouver des vraies solutions pour lutter contre cette pauvreté à Charleroi !

Je vais mener une lutte acharnée pour défendre ces droits pour l’humain tout simplement, nous sommes nés tous égaux parait-il...

A Charleroi il ne faut surtout pas être pauvre ! c’est triste à pleurer, ce soir j’en ai mal aux tripes, mal à l’âme, mal à mes convictions qui sont bafoués par la majorité des conseillers communaux et du collège mis en place!

Trop is te veel! j'ai la rage au coeur

lundi 22 octobre 2007

Le trésor du CPAS de Charleroi, "c'est toudi les p'tits qu'on spotches"


Notre Bourgmestre, Jean-Jacques Viseur se trouve devant un obstacle important, le bouclage du budget de la Ville de Charleroi. Vous devez savoir que le CPAS de Charleroi possède à lui seul un véritable petit trésor plus de 7 millions d'euros engrangé au fils des années! La régie des marchés quant à elle a un boni de 3 millions d'euros.

Le nouveau président du CPAS Carolo, lui aussi lorgne sur ce magot, il a en effet dans ses projets notamment la construction d'un home futuriste! Franchement on se moque de qui avec un tel projet?, alors que la plupart des homes du CPAS mériteraient quelques rénovations.

Cela va être dur pour le président de faire ce transfert vers les caisses de la ville! C'est une bonne gestion du CPAS qui a permis de thésauriser paraît-il, alors que depuis des années un bon nombre de carolos respire la misère à plein nez. Bien des projets auraient dû être menés pour lutter contre cette précarité avec un tel trésor!

Il est extrêmement urgent de renflouer les caisses de la ville, c'est certain il va y avoir quelques grincements de dents si ce n'est plus...

dimanche 21 octobre 2007

SDF: Un vrai plan "grands froids" en France ! la Belgique reste à l'accueil de nuit rien de plus!


Lu dans le nouvel Obs, la mise en place du plan grand froid chez nos voisins français.

En Belgique et particulièrement à Charleroi le plan grand froid à été lancé cette semaine. Chez nous c'est toujours l'accueil de nuit, ouverture des portes à 21 heures et fermeture à 8 heures. il existe des structures autres pour la journée, le Rebonds, L'accueil de soirée...D'errance en errance...

Un dicton connu dit ceci: "Quand la France à un rhume c'est la Belgique qui éternue". ALORS... VITE IL Y A URGENCE!....Pour autant que nous ayons enfin un gouvernement...Si nous voulons lutter efficacement contre l'exclusion sociale et la précarité, il nous faut instaurer une structure "grands froids" au niveau fédéral! Evaluer en temps réel les carences et les moyens de la mise en place du dispositif.

Les Relais sociaux ont été mis en place avec la volonté que tous les partenaires locaux actifs dans la lutte contre la précarité agissent de manière concertée afin de créer un véritable travail social en réseau. Je constate sur le terrain que ce dispositif n'est pas suffisant, il est URGENT d'avoir un changement de mentalité des politiques à mener, oser voir plus de réinsertion et de continuité me semble essentiel pour maintenir ces gens debout.

Lutter contre la pauvreté, cela concerne aussi bien le logement, l’école, la culture, le travail, la justice et les revenus de base. Il faut donc aborder la réalité avec une vision globale et non sectorielle. Cela implique de faire les choses ensemble, en commençant par écouter les personnes qui vivent ces situations.

Visitez ce lien pour connaître leurs revendications:
Front Commun des SDF http://www.frontsdf.be/articles.php?lng=fr&pg=39

Le plan "grands froids" pour l'hiver en France: ci-dessous les points intéressants que nous devrions appliquer chez nous!

1-En ce qui concerne l'hébergement d'urgence, il faut garder les personnes. On ne peut plus les remettre à la rue comme cela se faisait auparavant". Présenté comme une "première approche pour un début d'insertion", le principe de continuité permettra à une personne accueillie dans un centre d'hébergement d'être "maintenue en hébergement d'urgence à défaut de proposition ou jusqu'à une orientation".

2-Concrètement, les préfets disposeront quotidiennement des prévisions météorologiques à trois jours afin d’ajuster au mieux le dispositif" et de modifier au niveau départemental le niveau du plan mis en place. "Il n'y aura pas de niveau national de froid décidé ici à Paris".

3-Les informations locales seront transférées hebdomadairement à la cellule de veille nationale installée au ministère du Logement afin de "visualiser l'activité des dispositifs d'hébergement d'urgence et de veille sociale (Samu social, accueil de jour et équipes de maraude)" et de décider d'un éventuel renforcement en fonction des "points de blocage".

4-Parallèlement, en cas de "situation gravissime", la ministre du Logement a affirmé qu'elle ne fermait pas la porte aux réquisitions de bâtiments vides. "Je n'exclus aucun moyen, aucun instrument qui me permettrait de trouver des places supplémentaires", a-t-elle assuré, précisant que "cette réquisition s'inscrira dans le cadre de la loi" et qu'elle "visera les personnes morales et non pas les personnes physiques, pas les propriétaires privés"

La Ministre du Logement

vendredi 19 octobre 2007

Ces fameux jetons de présence...

Cette semaine, comme chaque troisième semaine du mois, ce sont les commissions où nous discutons des points à l'ordre du jour du prochain conseil Communal. Pour chaque commission, les conseillers perçoivent un jeton de présence net de 48.17 euros, et beaucoup plus pour le président de la commission.

Hier soir, commission propreté, l'échevin est absent, je conçois aisément qu'il puisse être absent, nous savons tous que son agenda est hyper chargé.

Les conseillers sont autour de la table, on discute que fait-on? Pouvons-nous présenter un service particulier de ce secteur aux conseillers? non ... aucun point n'est à l'ordre du jour du Conseil de lundi prochain.

Le cahier de jetons de présence circule. Les conseillers ne peuvent pas être pénalisés par l'absence de l'échevin voilà le règlement en la matière, ce que je peux comprendre aussi, en fait cela devient le choix de chacun face à cette situation qui se présente.

De ce fait le président de la commission prends la parole 5 minutes, pour nous dire qu'en venant à l'hôtel de ville il avait vu des canettes de CARA un peu partout, et la commission se termine!

Merci pour cette information sur les canettes qui traînent à Charleroi! Franchement ce n'est pas nouveau comme information et d'ailleurs il aurait été plus judicieux de savoir comment les services compétents gèrent cela!

C'est le rôle premier du président de commission d'enrichir les connaissances des conseillers en matière de propreté, d'environnement et d'écologie urbaine, de faire connaître tous les services de la commune liés à cette commission, lancer des débats est toujours enrichissant.

Aujourd'hui, lors d'une réunion interne avec notre chef de groupe et les conseillers communaux cdH, j'ai fait par de mon souhait, il faut absolument que notre parti, les chefs de groupe, les conseillers dans leur ensemble se positionnent face à ces situations que je qualifie d'inacceptable!

Plusieurs fois déjà, je me suis refusé à signer ce fameux cahier.

Je déplore également le manque d'échevins à la commission générale, qui réuni tous les conseillers et le collège une fois par mois, du collège n'était présent que notre Bourgmestre!

jeudi 18 octobre 2007

Chassons la PAUVRETE et NON LES PAUVRES!

Il faudrait absolument sortir de l'assistanat et remettre ces personnes dans un plan de réinsertion, il nous faut accompagner les sans-abri au quotidien, un lit chaque nuit n'est pas suffisant pour se reconstruire. Penser à soigner leurs assuétudes, favoriser la co-location, prévoir également une réintégration progressive sur le marché de l'emploi, cela est un vrai projet de société!

Aidons les à se relever! Nous apprenons Le projet du président du CPAS Carolo par la presse, nous n'avons pas beaucoup de détails, toujours est-il que quand cela viendra sur la table de la commission de l'action sociale, je défendrai haut et fort ma prise de position.

Il est essentiel de tenir compte dans les décisions prises par la ville des revendications des sans-abri , repris sous l'intitulé suivant: Cahier de revendication des SDF avant les élections communales : Front Commun SDF, Jean Peeters ,0479/68 60 20
rue d’Aerschot 56, à 1030 Bruxelles]

« On en a assez d’être des assistés, on veut retrouver notre autonomie ».
-Mesures communales : Plus de dignité

1- Multiplier les logements de transit et soutenir les logements communautaires.

2- Assurer un nombre suffisant de fontaines publiques d’eau potable, de w-c et d’urinoirs dans les villes, grandes ou petites, il s’agit du respect des plus démunis.

3-Assurer une information correcte des droits et des moyens de les obtenir grâce à des brochures accessibles à tous et disponibles à la poste, maison communale, bureau de police etc...

4-Faire en sorte que les personnes sans abri soient traitées dignement dans les abris de nuit. Bien des SDF se plaignent d’être obligés de dormir avec leurs habits de la journée, et ne peuvent utiliser des vêtements de nuit. Or, plus d’une fois, ces personnes doivent se présenter au travail ou dans des bureaux officiels à 09h du matin et ne sont pas propres.

5- Il y a des douches dans les bains publics ou les nombreuses salles de sport : inventer un système qui permette aux gens en difficulté, pas seulement les SDF, d’avoir accès à des soins qui aujourd’hui ne sont plus un luxe.

6- Soutenir les maisons d’accueil pour SDF dans leur mission de dynamiser leur public et non de les infantiliser et les maintenir dans l’assistanat : trouver un système pour qu’ils puissent rentrer tard, mieux intégrer leurs hôtes dans la gestion et l’organisation de la maison.

7-Faire en sorte que ce soit des chambres individuelles et non des dortoirs qui soit mis à la disposition des personnes.
Favoriser l’engagement de personnes ayant connu l’extrême pauvreté, dans des structures d’accueil.

8-Organiser un système de médiateur pour les maisons d’accueil, afin que la personne concernée puisse revendiquer ses droits par rapport à la maison qui l’accueille.

La dépendance engendre la violence. Depuis quelques années, elle augmente dans les structures d’accueil. L’autonomie assure la croissance. Nombre de personnes ayant vécu l’extrême précarité retrouvent une nouvelle vie en sortant de la dépendance et en créant des actions de solidarité. Union des SDF de Bruxelles, José Parades(soutenu par l’ONHU)]

Voici l'article de presse paru ce jour dans Vers L'avenir, c'est certain je vais encore me faire des amis ( sourires).

Centre d'urgence sociale pour Noël 2008?

Une «bombe humaine» au coeur de Charleroi : Fabienne Manandise condamne l'ambitieux projet de réinsertion des SDF de Bernard Dallons. Le président du CPAS de Charleroi veut faire de son projet de centre unique d'urgence sociale, une priorité politique de l'hiver 2008. Au plus tôt. Car ce ne sera pas avant.

«Il s'agit de mettre en place un centre permanent d'urgence sociale au coeur de Charleroi. Concrètement, rassembler, en un même lieu, les activités menées au sein du centre d'hébergement Ulysse et de l'hôtel social de Lodelinsart qui accueillent les sans-abri, et organiser la réinsertion.»

Bernard Dallons parle d'une structure sociale regroupant une trentaine de lits, soit dix places supplémentaires sur le territoire carolo. «Cette initiative permettra de résoudre le problème de mobilité entre les différentes structures existantes et d'éviter des pratiques discriminatoires comme le tirage au sort des lits». Un premier pas vers l'intégration des SDF qui sera soutenue par un projet de co-logement. En clair : la création d'un ensemble de studios gérés en collectivité par les bénéficiaires, encadrés par un travailleur social.

«De quoi, selon Bernard Dallons, répondre à une demande des acteurs sociaux émise lors des ateliers sur la précarité au printemps dernier.»

Le centre prévoit également l'accueil d'un public jusqu'ici indésirable dans les abris de nuit comme les alcooliques en crise, les toxicomanes ou les personnes atteintes de troubles mentaux. Pour encadrer ce type de public, le centre sera renforcé par la présence d'acteurs spécialisés.

«C'est de l'inconscience!»
Reste à savoir comment cette structure sera organisée, comment ces personnes en état de dépendance pourront cohabiter avec les autres sans-abri. «C'est de l'inconscience!, s'exclame la conseillère communale cdH, Fabienne Manandise. Surtout quand je vois déjà toute la difficulté de gérer la population de l'abri de nuit Ulysse.»

Du côté du président du CPAS, pas de réponse sur ce point précis pour l'instant. «Mon rôle est de faire accepter le projet au niveau politique et de trouver les fonds nécessaires à sa mise en place. Les questions d'organisation relèvent des compétences des acteurs sociaux. Ce sera l'objet de tables rondes qui rassembleront les travailleurs du Relais social et du Contrat de sécurité.»

Écolo pas plus enthousiaste

Pour l'heure, ce projet n'en est seulement qu'au stade de l'ébauche. La volonté politique existe, c'est déjà ça. «Loin de faire l'unanimité, l'initiative du président du CPAS favorise une fois de plus l'assistanat», selon Anne Cattiez.

La conseillère communale Écolo n'est pas enthousiaste a priori. Elle eût trouvé bien plus intéressant de soutenir le projet sur le terril dont l'objectif était vraiment de remettre les gens debout.

Pour la conseillère communale cdH Fabienne Manandise, il s'agit d'une véritable «bombe humaine» au coeur de Charleroi.
«On ne règle pas le problème des sans-abri en confinant toute la misère en un même lieu.» Pour elle, ce n'est pas de la réinsertion mais de la mise à l'écart, ce qui est juste l'inverse de ce vers quoi doivent tendre l'action sociale et le CPAS.

Le volet concernant le co logement pourrait cependant la rallier au projet global, s'il voit le jour.

Lina FIANDACA

mercredi 17 octobre 2007

La relation d’attachement entre intervenants, personnes handicapées et familles...

Vous pouvez découvrir l'ensemble des intervenants dans le dernier magazine de l'Entente Carolorégienne pour l'Intégration de la Personne Handicapée: http://www.ententecarolo.be/ numéro 55.

La relation d’attachement entre intervenants, personnes handicapées et familles par Fabienne MANANDISE-JANOT - Présidente «Jour après Jour» asbl -et Conseillère communale à Charleroi

Le lien d’attachement entre l’enfant différent, sa famille et les acteurs de terrain est avant tout vécu par la famille comme un lien affectif fort, les familles se trouvent face à des professionnels qui sont à leur écoute et peuvent les comprendre dans leurs difficultés. Ils les guident vers les structures adaptées et les épaulent dans leurs démarches.

Néanmoins, parfois les demandes des familles ne trouvent aucune réponse, tant les dispositifs mis en place sont insuffisants pour rencontrer les réels besoins de la famille au quotidien. (Lieux de répits, plaine de jeux, gardes à domicile…)

Alors que les traitements évoluent, les frais liés à ceux-ci restent souvent insurmontables, il nous faut penser au confort et à l’épanouissement non seulement de l’enfant malade ou handicapé mais aussi à sa fratrie. Combien de ces familles sont confrontées à ce manque de moyens qui les empêche de consulter des psychologues pour aider ces frères et sœurs ? Aucun remboursement ni prise en charge n’est effectif pour la famille.

Alors que nous savons que les dégâts sont réels. Ne parlons même pas du couple…Il s’oublie bien souvent et se bat pour faire face à ces incohérences du système et résout donc par lui-même un maximum de ces soucis engendrés par ce handicap ou cette maladie graves qui frappe son enfant.

La relation entre les intervenants et la personne handicapée, la famille d'une personne handicapée dépendante des siens, n'est pas tout à fait neutre. Il nous faut reconnaître l'humanité des uns et des autres, prendre en compte le poids de la représentation mentale et de la projection du rôle supposé de chacun.

Le lien professionnel et affectif lié par les intervenants, l’enfant et sa famille peut se révéler conflictuel; chacune des deux parties voulant le meilleur pour l’enfant, la communication se fait parfois très mal entre les deux. La famille est-elle prête à accepter que d’autres jouent un rôle important voire parfois décisif pour la vie de leur enfant ?

Certaines familles ne sont pas en mesure de comprendre le langage des professionnels, la vulgarisation est alors de mise. Elle devient indispensable pour qu’une communication claire et en confiance s’engage entre les intervenants et la famille.

Jusqu’où ne pas aller trop loin ?... Difficile de le dire. Nous savons tous que cela dépendra de ces liens créés avec les intervenants, les enfants et la famille. Les familles devenant de plus en plus exigeantes, il n’est pas aisé de trouver le juste milieu pour tous.

Il ne faut pas avoir peur d’aller trop loin ; enfin, c’est mon implication personnelle qui me permet de témoigner sur ce point précis d’abord parce que avant tout j’étais moi-même une maman face à ces intervenants et aujourd’hui je suis devenue intervenante face aux familles.

J’ai pour habitude de dire qu’il n’y a pas d’heure pour avoir mal. A qui s’adresser quant tous les professionnels sont absents ? Il ne faut pas avoir peur d’aller trop loin, chacun étant en accord avec soi-même, son relationnel et ses compétences.

Que le professionnel puisse donner des pistes, mais c’est la famille qui sera la seule décideuse pour son enfant d’où l’importance d’une communication à dimension humaine entre les deux parties.

Si on peut dès lors raisonnablement espérer que l'intervenant, le professionnel, développe une stratégie, une éthique professionnelle face à sa liberté, à son identité, à sa réalité affective, la personne handicapée, sa famille, doivent aussi comprendre la nécessité d'établir une relation positive, respectueuse du professionnel, de la personne et de ses compétences.

« asbl Jour aprés jour» http://www.jourapresjour.be