
Quid pour le Resto du coeur de Charleroi, décidément à Charleroi rien ne se fait comme ailleurs...
Début septembre éclatait publiquement la problématique du Resto du coeur de Charleroi qu’était-il reproché à celui-ci par la fédération nationale? D'être trop politisé de ne pas répondre à la charte du Resto du coeur ( lire ci-dessous la charte).
Le Président du CPAS déclarait le 18 septembre qu’il allait faire appel à une personnalité charismatique de Charleroi pour présider le Resto du Coeur and...... RIEN DE RIEN ! NADA! bla bla pour la presse, effet d'annonce.... Histoire de calmer les choses. Je vais quant à moi remettre le couvert encore et encore....
Les fêtes de fin d’année sont nous le savons pour les personnes isolées et pour les plus précaires un moment de solitude plus intense. En cette occasion toute particulière des colis de Noël sont distribués par le Resto du coeur, ils apportent de la chaleur et du réconfort à ceux qui en ont le plus besoin.
Au vu de la situation à Charleroi, j’ai bien peur que si la ville ne se bouge pas au plus vite, ce sont les plus démunis encore une fois qui en feront les frais! Cela fait plusieurs mois que la ville est au courant des problèmes du Resto du coeur de Charleroi avec la fédération ...
Mais que faut il faire pour que la ville et son président de CPAS prennent sérieusement ce problème à bras le corps! En fait la précarité me semble bien être la dernière de leur préoccupation!
J’envisage de mener une action le plus rapidement possible , je ne peux accepter ce silence et ce manque de solidarité flagrante! C'est décidé je passerai les fêtes de Noël auprès des plus démunis et le nouvel-an avec les sans-abri..
Charte du Resto du coeur:
L'intégrité et autonomie de l’usager comme finalité de l’action :
1-Le Resto du Cœur offre une table conviviale qui accueille, de préférence toute l’année, des convives, sans limitation de provenance et sans distinction de sexe, d’âge, de culture et de race.
2-Les opinions et convictions philosophiques, politiques et religieuses de tous les usagers sont respectées de manière absolue.
3-L’usager conserve ses caractéristiques de citoyenneté à part entière, dans un processus menant à l’acquisition ou au recouvrement de l’autonomie.
4-Le client est respecté comme partenaire digne d’intérêt dont les compétences et les potentialités sont reconnues.
5-Les besoins spécifiques liés à la santé, à l’âge et à la culture des clients sont rencontrés, dans la mesure du possible.
6-Le travail social de médiation est mené en partenariat avec l’usager. Celui-ci prend sa part du travail. La volonté de prise en main du cheminement social par l’intéressé lui-même est un élément essentiel de la réussite du processus d’intégration.
7-Toute forme de discrédit et de stigmatisation de l’usager qui aboutirait à le marginaliser davantage est proscrite.
Article du 18 septembre 2007
Sans le soutien de Coluche
Le Resto du coeur de Charleroi est privé de son agrément. Du moins, tant qu'il ne respectera pas la charte de l'enseigne fondée par Coluche.
La Fédération nationale des restos du coeur a tranché. Il était question depuis une semaine de la suppression ou non de l'agrément des Restos du coeur pour l'enseigne carolo. Au final, pas de maintien ni de suppression. On parle de suspension. Autrement dit, l'ASBL carolo ne peut plus utiliser le nom et le logo de l'enseigne fondée par Coluche, mais elle maintient la distribution de repas quotidiens. Sans percevoir toutefois de denrées alimentaires de la fédération nationale. L'ASBL perd également la déductibilité fiscale des dons.
C'est en tout cas ce qui ressort d'un courrier adressé à Évelyne Druart, actuelle présidente de l'ASBL carolo. Hier matin, une copie de cette lettre a été remise en main propre au bourgmestre Jean Jacques Viseur, par le président de la Fédération nationale des Restos du coeur, Jean Blanchez.
Moins de politiques
La sanction sera d'application le temps que l'antenne incriminée fasse ses preuves en appliquant les recommandations de la fédération belge. Jugée sévère par certains comme Bernard Dallons, président du CPAS, cette sanction arrive, il est vrai, à l'heure des négociations. La Ville sera amenée à rencontrer, à nouveau, Jean Blanchez mais rien n'est fixé pour l'heure.
Le bourgmestre a toutefois répondu aux attentes de la fédération en affirmant son intention de nommer un nouveau président au conseil d'administration du Resto du coeur de Charleroi. «Il ne s'agira pas d'une personnalité politique», a-t-on insisté. Les regards se tournent apparemment sur un personnage charismatique du paysage économique carolo qui devrait être approché dès son retour de vacances. Henry Mestdagh? Rien n'est plus sûr.
Ces mesures devraient satisfaire les attentes de la fédération nationale et surtout précipiter une assemblée générale pour élire le nouveau président et destituer les anciens administrateurs dont Évelyne Druart.
La Ville a également affirmé son intention d'ouvrir le conseil d'administration à des membres issus du monde associatif ainsi qu'à des représentants de la fédération nationale des Restos du coeur. Des huit personnalités politiques actuelles, il n'en resterait que quatre. Soit, une personne par parti politique. On sait déjà que le cdH maintient son élue, Fabienne Manandise.
L'idée d'instaurer un passeport social dont l'objectif est de procéder à des contrôles, est par ailleurs prévue. Tout comme le paiement d'une contribution symbolique de 1€ par repas. « De quoi assurer la dignité des bénéficiaires et surtout, les responsabiliser», comme le souligne Fabienne Manandise.
mardi 6 novembre 2007
Mes amis, retenez ceci, il n'y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n'y a que de mauvais cultivateurs. "Victor Hugo"
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lundi 29 octobre 2007
Parlons loyers....

De plus en plus souvent le prix du loyer représente pas loin de quarante pour cent pour les bas salaires.
Ne parlons même pas de l’achat d’un logement en région bruxelloise par exemple, au vu de la hausse continue des logements en vente même la classe moyenne éprouve des difficultés à devenir propriétaire de son logement.
En Belgique le marché locatif représente près de 20/100 des logements.
Nous comptons 515.000 propriétaires bailleurs.
Selon les statistiques des finances, le profil des propriétaires est pour la plupart , une personnes âgée , ancien indépendant de la classe moyenne qui à investit dans l’immobilier, pour celui-ci il s’agit d’une pension parallèle.
Il faut constater que la hausse des loyers permet aux propriétaires d'exclure les plus précaires. Les propriétaires ne sont pas taxés par l’impôt sur les loyers. Néanmoins ils sont taxés fortement. Comment répartissent-ils cette hausse souvent par le loyer demandé et donc in-fine ce sont les locataires qui payeront ce surplus de taxation.
Nous devrions instaurer un loyer de référence, Le référant est le cadastre, nous pourrions de cette manière réguler le marché locatif, il faut savoir que depuis 32 ans il n’y a pas eu de péréquation cadastrale.
La situation aujourd’hui pour les 515.000 propriétaires bailleurs de Belgique et leurs locataires:
1- Pour les locataires le loyer est trop cher.
2- Les propriétaires ont de bonnes raisons pour augmenter leurs loyers.
3- Propriétaires, locataires... Ca va mal!
Nous devrions augmenter l’offre du marché locatif, si on crée la rareté les prix flambent.
Idées:
1- Taxer les loyers des propriétaires bailleurs d'un pourcentage sur le loyer, en Belgique nous taxons tout les revenus de la même manière.
2- Le marché locatif pourrait davantage se développer si on taxe le loyer, plus le propriétaire entretien son immeuble plus sa quote-part pourrait “ être déductible des taxes du loyer”. L'agent de quartier devrait avant tout s'assurer que le propriétaire possède bien un permis de location," ces deux mesures pourront lutter efficacement contre les logements insalubres"
3- Pour les propriétaires bailleurs, des travaux d’entretien avec factures déductibles de la taxe loyer.
4- Obligation d’enregistrement du bail avec le montant du loyer.
5- Nous pourrions imaginer un rendement épargne immobilier locatif en y ajoutant des incitants fiscaux, utiliser l’impôt pour valoriser les rendements, de cette façon augmenter l’offre locative et en faire diminuer le coût du loyer pour les locataires.
6- Augmenter l’offre également via l’ AIS, ce qui sécurise le propriétaire face au locataire. Mettre en place pour les plus précaires une “allocation loyer”
7- Il faut mettre des loyers de référence, c’est faisable, c’est le travail du cadastre, cela permettra une auto-régulation du marché.
Pourquoi ne pas commencer à mettre en place ce loyer de référence via tout les logements sociaux, c’est un premier pas il inciterait à aller vers la même procédure pour le privé.
Pourquoi ne pas lancé en Belgique une loi contre les expulsions en hiver.
Une loi dite "d'hiver", qui interdirait les expulsions entre le 1er novembre et le 15 mars, de chaque année.
"le prix des loyers et la difficulté à payer ceux-ci touchent de plus en plus de familles, nous assistons à une une lente mais inexorable dérive sociale. La hausse des procédures est étroitement liée à l'augmentation du coût des loyers et des charges locatives (électricité, gaz, etc.)
Les catégories frappées d'expulsion sont de plus en plus nombreuses. Les travailleurs pauvres, les plus de 60 ans, les femmes seules, les jeunes et les personnes en perte d'emploi deviennent eux aussi victimes d'une pression financière qu'ils ne peuvent plus assumer.
"Au regard de cette situation dramatique et afin d'éviter un engorgement des tribunaux administratifs", Il nous faudrait mettre en place divers outils au niveau fédéral . Pour éviter les expulsions en période hivernale “Celle-ci n'existe que pour les logements sociaux bruxellois”.
Une bonne politique de prévention permettrait de réduire sensiblement le recours à la pire des solutions “l’expulsion pure et simple”.
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vendredi 26 octobre 2007
Règlement de police relative à la mendicité à Charleroi, la police hors la loi?
Voici en quelques mots, l’ordonnance de police qui devrait-être remise à toute personne pratiquant la mendicité à Charleroi.
Madame, Mademoiselle , Monsieur
Vous avez été trouvés vous livrant à la mendicité ou la mendicité déguisée.
Pour votre information, voici “ le règlement de police relatif à la mendicité” de la ville de Charleroi ainsi que la liste des diverses associations et organismes pouvant vous venir en aide.
Je vous prie d’agréer l’assurance de mes sentiments distingués.
je ne vous citerai que quelques articles de ce fameux règlement et notamment l’article 9 alinéa 3:
9.3 Pour des raisons de sécurité et de commodité de passage, il est interdit de mendier sur les voiries dont la largeur est inférieure à 5 mètres.
C’est cet article précisément que veux revoir le règlement de police, pour chasser les mendiants qui font la manche sur le pont reliant la gare de Charleroi à la ville basse.
Article 13: Il est précisé que chaque personne se livrant à la mendicité recevra par la police ce règlement en main propre ainsi que la liste complète des diverses associations pouvant leur venir en aide....Je peux vous assurer qu’aucune personne ne reçoit ce règlement, les travailleurs sociaux ne le possèdent pas non plus.
Le chef de police n’a pas encore amendé cette ordonnance interdisant la mendicité sur le pont et pourtant on les fait déguerpir? La police hors la loi?
Un peu d’humour dans ce règlement à l’article 12, règlement qui comporte 16 points:
Les contrevenants aux dispositions du présent règlement seront punis d’une amende administrative de 60 euros!
Je tiens à la disposition de toute personne le dit règlement de police relatif à la mendicité.
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jeudi 25 octobre 2007
Gaz : Wallonie 30.000 foyers menacés de coupure "Lu dans la presse du jour"
A Charleroi, plusieurs centaines de foyers sont en danger, des centaines de familles risquent des coupures de gaz, avant le 15 novembre!
La libéralisation des marchés a un prix pour les consommateurs que nous sommes:
Augmentation de 15% des prix de l’électricité!
Augmentation de de 13 à 20% du prix du gaz!
Le prix du mazout n'en fini pas d'augmenter. Son prix maximum augmentera à nouveau demain de 0,0280 centimes pour atteindre 1,1580 euro le litre et ainsi égaler le record de septembre 2005.
La vie est trop chère, les petits revenus( et de plus en plus d'autres), ne peuvent plus faire face aux coûts de la vie, et pourtant nous parlons ici de besoins fondamentaux!
Faisons un petit retour en arrière, des prix en francs belges des biens et services de première nécessité et comparons-les aux prix en Euros. On constate que les prix ont explosé plus que doublé en quelques années, elles ne correspondent plus aux ressources financières et aux dépenses réelles des ménages.
Exemple tout bête: le coût à présent de 5 kg de patates? entre 4.00 et 5 euros! (entre160 et 200 fb) ! ... La pomme de terre fait partie de notre alimentation de base. A ce prix cela en devient presque un luxe!
Nous pouvons constater que depuis quelques années c'est la liberté complète au niveau des prix ( énergies). Et pendant ce temps les salaires eux sont gelés! (combien de petits salaires d'à peine 1000 euros, contrats précaires APE etc. Et pour les plus précaires un revenu de moins de 850 euros mensuel, comment voulez-vous qu'ils y arrivent, c'est une bataille quotidienne pour la survie ou chaque centime d'euro compte... Essayez de penser à ce que vous ne pourriez plus faire avec un revenu de 820 euros....
Notre pouvoir d'achat diminue de jour en jour. Le bien être des gens est de plus en plus au ras des pâquerettes. La politique devrait se pencher sur ce dossier très très vite! Il faudrait revoir l'indexation des salaires à la hausse, actuellement les prix de consommation de premières nécessité flambent, alimentation, gaz, électricité, loyers.... La libéralisation de ces marchés fait énormément de dégâts dans le budget des familles.
Lutter davantage contre la pauvreté.
1. Mettre sur pied un plan pluriannuel ambitieux d’actions de réduction de la pauvreté comprenant des objectifs clairs et des évaluations externes constantes et ayant une portée transversale dans un grand nombre de matières (familles, politiques sociales, emploi, etc.).
2. Revaloriser prioritairement les minima sociaux afin qu’ils soient tous fixés au minimum au-dessus du seuil de pauvreté et réaliser une véritable liaison au bien-être des allocations sociales et des plafonds de rémunérations qui servent de base à leur calcul, en les faisant évoluer dans la même proportion que les rémunérations des travailleurs.
Aujourd’hui, par exemple, les minima de pension et la garantie de revenus aux personnes âgées sont toujours inférieurs au seuil de pauvreté !
Mener une véritable politique sociale de l’énergie au niveau fédéral
1.Continuer de plaider pour la mise en œuvre d’une véritable politique sociale de l’énergie, qui ne serait plus basée exclusivement sur des aides ponctuelles et des opérations « one-shot », mais bien sur une politique d’aide structurelle permettant à l’ensemble des citoyens, et en priorité aux plus démunis, d’accéder aux investissements nécessaires (isolation, chaudières de qualité,…) pour réduire et maîtriser à long terme leur(s) facture(s) énergétique(s).
A cet égard, le cdH continuera prioritairement à se battre pour un renforcement du Fonds social Mazout, pour une harmonisation des mécanismes d’aide qui coexistent actuellement et pour le développement de mécanismes de tiers-investisseurs accessibles à tous.
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Maraude dans le bas de la ville... Balade dans le quartier chaud

Après avoir assisté à une conférence sur le logement, organisée par le MOC. Comme presque tous les soirs je pars en maraude, c'est à dire passer une heure ou deux en rue, écouter, observer, partager...Ce soir je vais dans le quartier de la prostitution, pas très à l'aise je l'avoue, pas facile pour toutes ces femmes, certaines sont surprises de ma visite ou simplement de mon bonsoir. Pour beaucoup c'est un sujet tabou.
J'y vois un peu de tout, des femmes sdf se prostituer notamment. Des personnes en errance, j'ai rencontré aussi ces deux sdf qui dorment sous une tente sous les ponts de Charleroi...
Charleroi respire la pauvreté c'est terrible, c'est certain la journée, si on se promène au Boulevard Tirou on ne peut s'imaginer une telle précarité!
Dur dur d'être conseillère communale... Je conçois mon mandat à la commune comme cela, en quelque sorte faire de la politique citoyenne, être sur le terrain est essentiel pour relater les vraies réalités de notre ville, des habitants les plus fragilisés.
Mais être conseillère communale active c'est aller au charbon, c'est pas toujours évident , les échevins ne sont pas trop intéressés par cet état des lieux! Ce n'est pas grave, je remettrai le couvert encore et encore, parfois je dois vous le dire, je me sens tellement en décalage avec eux, comme si un mur se dressait entre nous, et quelque soit le chemin que je prends, ce mur est devant moi. Je suis cataloguée comme "électron libre", " autodidacte", "'emmerdeuse"( rires).
Heureusement il y à des bons côtés également en tant que conseillère communale parfois sur un coup de fil je peux régler des petits problèmes pratiques pour les Carolos.
Je vais aussi visiter un véritable taudis, la problématique du logement à Charleroi est énorme, entre les marchands de sommeil, les boîtes aux lettres fictives et les logements insalubres, il y a du boulot!
L'échevin en charge du logement fait la chasse aux propriétaires qui louent sans permis de location c'est une bonne chose.
Seulement voilà, pour le locataire c'est la catastrophe, l'immeuble sera fermé si le permis n'a pas été accordé, le locataire a peu de temps pour trouver un nouveau logement, il sera envoyé à l'AIS, Agence Immobilière Sociale, qui ne dispose pas assez de logements, et donc les locataires retomberont dé facto dans d'autres logements ( chers et souvent en mauvais état)
La ville devrait dans ces cas précis " expulsion pour insalubrité ou expulsion pour non conformité au permis de location": avoir une obligation de reloger les locataires!
Finalement, les locataires eux sont pénalisés deux fois, alors qu'ils ne savent pas quand ils louent que leurs propriétaires ne possèdent nullement le permis de location en bonne et due forme!
Demain, je vais visiter un logement situé dans les caves d'un immeuble....Je vous raconterai...
Des actes plus que des mots, c'est ce que je suis et revendique.
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mercredi 24 octobre 2007
Seringues usagées débats au conseil communal

J'ai interpellé le Bourgmestre à ce sujet au conseil communal de ce 22 octobre. Pas de réponse précise quant à ce ramassage, si ce n'est que de temps en temps elles seront évacuées ??? Comment un enfant trouvant une seringue usagée en rue, pourrait-il connaître le numéro de téléphone du comptoir de seringue? Une meilleure information devrait être faîte par la ville concernant ce service de prévention. En tout état de cause, pas de solution immédiate pour assurer la sécurité des Carolo. Cette photo je l'ai prise en plein coeur de Charleroi ce 2 octobre!
Petits conseils si vous trouvez une seringue usagée:
Dé�couvrir une seringue usagée peut provoquer des inquiet�tudes. Pourtant vous ne risquez rien si vous prenez certaines pr�écautions.
1- Ne remettez jamais le capuchon sur l'aiguille.
2- Attention !� ne pas toucher l'aiguille.
3- Ramenez la seringue dans une pharmacie ou un lieu de pré�vention. (comptoir de seringue Coordonnées : rue d’Angleterre, 10 – 6000 Charleroi Tél. 071/ 30 37 39.)
4- Ne jetez jamais la seringue dans une poubelle.
5- Ne manipulez pas non plus le maté�riel annexe car il peut cacher une seringue.
Marche à� suivre en cas de piqu�re:
1- Té�l�éphonez et pré�sentez-vous, si possible avec la seringue et /ou la personne qui l'a utilis�ée, imm�édiatement à� l'h�ôpital le plus proche.
2- Un mé�decin é�valuera avec vous les risques de contamination (sida, h�patite B et C), la né�cessité� d'un traitement (prophylaxie anti-VIH ou autre) ou é�ventuellement un rappel de t�étanos, et les pr�écautions à� prendre dans votre vie quotidienne.
Si vous êtes chargé du ramassage de déchets sur les lieux publics, ne serrez jamais les sacs poubelles entre vos mains ou contre vous, car vous pourriez également vous piquer. Faites également attention aux corbeilles disposées dans la rue. Aucun gant n'est totalement efficace pour éviter une piqûre, mais n'hésitez pas à mettre des gants suffisamment épais ou à utiliser une pince adaptée, afin de limiter les risques.
Ci-dessous un article de presse concernant l'interpellation de ce 22 octobre.
CHARLEROI Conseil communal
Capitale belge de la drogue ?
Les seringues usagées jonchent le sol carolo par centaines . Le débat sur la lutte contre les drogues a été relancé au Conseil communal.
On dénombre quelque 70000 seringues distribuées à pas moins de 400 personnes en 2006 par Carolo rue, un service itinérant qui propose aux toxicomanes des seringues saines en échange de leurs usagées. 74 % de ces ustensiles ont pu être récupérés par Le Comptoir dont la mission est similaire et 8 % ont été ramassés par ce service, une partie a été détruite.
13 % restent toutefois dès lors en circulation. Voilà les chiffres édifiants présentés par le bourgmestre Jean-Jacques Viseur lors de la séance du Conseil communal de lundi soir.
Le bilan est lourd et ne manque pas d'inquiéter plusieurs conseillers communaux. D'où l'objet de l'interpellation de Fabienne Manandise. Fortement présente sur le terrain, la cdH n'en est pas à sa première dénonciation. «Début octobre, j'avais découvert pas moins de 200 seringues usagées, des cuillères et des bouteilles d'ammoniaque à même le sol près du Palais des Beaux-Arts et sur les passerelles menant vers la Géode et le Palais des Expositions. Ces seringues ont été évacuées... mais en partie uniquement».
Ce qui pousse la conseillère communale à s'interroger sur l'efficacité du ramassage et surtout sur les conséquences dramatiques qui pourraient frapper les citoyens.
Faut-il rappeler qu'à Anvers, un enfant de huit ans s'est contaminé en jouant avec une seringue infectée par le virus HIV?
Consommateurs en pleine rue du centre-ville
Pour l'heure, Charleroi ne compte pas encore de pareilles victimes mais la situation dépasse déjà l'entendement : «On rencontre à toute heure de la journée des toxicomanes en train de consommer de la drogue en intraveineuse», poursuit Fabienne Manandise que le conseiller communal PS Serdar Kilic rejoint : «Le coeur de la ville est un lieu de consommation au vu de tous. Il serait intéressant d'organiser une concertation de tous les acteurs de première ligne afin de garantir la répression, la prévention et la thérapie».
Selon le bourgmestre, la plate-forme de concertation existe déjà. «Charleroi est l'une des villes les plus investies en matière de prévention contre la drogue. Ceci dit, il faut reconnaître que les opérations de ramassages sont régulières mais non permanentes».
Jean-Jacques Viseur rappelle également que «Les travailleurs ne sont pas des agents de propreté et que ces derniers ne sont pas qualifiés pour le ramassage de seringues. Il faut donc inviter nos citoyens à prévenir le Comptoir en cas de dépôt de seringues».
Création d'un «shoot-room»
Des pistes de réflexion émergent face à cette situation alarmante. La conseillère communale cdH propose la création d'un centre sécurisé de consommation. Un «shoot-room» en quelque sorte. Elle s'en explique : «Ce n'est certainement pas la panacée mais autant aller au bout de la prévention et cessons l'hypocrisie».
Selon le bourgmestre, cette solution n'exclut pas les risques de contamination. «Et puis, je ne voudrais pas que Charleroi devienne la Mecque belge de la drogue», ajoute-t-il. Les avis semblent pour le moins partagés.
Reste la proposition des Verts par la voix de leur chef de groupe, Xavier Desgain qui estime que le dispositif actuel n'est plus adéquat : «Nous pensons qu'il serait intéressant de remettre en question la politique actuelle et d'adapter le dispositif pour le rendre plus efficace».
Lina FIANDACA
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mardi 23 octobre 2007
Tu trouveras deux couvertures sous le buisson!
Le plan grand froid a été annoncé à Charleroi la semaine dernière par une conférence de presse, la date du plan grand froid du 1 décembre au 31 mars inclus! aujourd'hui on fait quoi?
Comme très souvent, ce soir je me trouve devant les portes de l'abri de nuit pour sans-abri au coeur de Charleroi. Il fait froid, vous avez vu comme les températures sont froides, cette nuit nous serons encore sous 0 degrés!
Il y à du monde, une femme sera emmené vers les urgences elle est malade c'est un travailleur social de Carolo- Rue qui l'accompagnera . Huit hommes entrent sans tirage de cartes cette fois, un autre jeune homme quant à lui désire aller se faire consulter il est malade, il va se rendre également aux urgences, deux autres femmes trouveront un abri pour la nuit à Ulysse. Ces dix personnes pourront passer la nuit au chaud ouf! Ainsi que huit hommes à Lodelinsart. Que se passera t-il pour ces deux personnes qui sont aux urgences, si l'hôpital ne les gardent pas pour la nuit?
Un dixième arrive, Ulysse est complet, le dortoir de Lodelinsart aussi! on lui donne des tartines, et du haut du balcon on lui donne l'adresse d'un buisson dans une ruelle prés d'un parc?... De ce balcon un sdf par solidarité donne un tuyau à celui du bas, J'écoute attentivement... Tu trouveras deux couvertures sous ce buisson! il dormira donc en rue ce soir quelque part dans un parc...A l'abri des regards...Dans le froid.
Les travailleurs sociaux des centres 'accueil de nuit" font un boulot extraordinaire il est vrai, j'en profite ici pour les féliciter, ils sont formidables . Ils manquent cruellement de moyens humains, de structures,ils ne peuvent accueillir une personne supplémentaire les structures sont pleines !
Ce jeune sdf ne râle même pas, a t-il le choix d'ailleurs ... On éduque bien les sdf à Charleroi! Si ... il fait une scène il risque d'être exclu pour quelques jours des centres d'hébergements! Il n'y à rien pour lui! Oups si si... deux couvertures planqués prés d'un parc!!!!
Deux couples attendent devant le volet fermé, d'anciens sdf, ils ont un logement depuis peu mais pas de quoi se nourrir chaque soir, ils viennent donc recevoir du pain, de la confiture, du lait et un peu de sucre!
Je sais aussi que d'autres SDF dorment sous tentes sous les ponts de Charleroi! ..... d'autres dans des squatts...des garages...
C'est quoi cette politique tellement inhumaine?, tellement bien enfermé dans son carcan administratif, ? Ils ne s'imaginent même pas ce qui se passe dans leur ville pour les plus pauvres!
Comment voulez-vous que je reste calme face à ces situations, j'ai juste envie de hurler ma rage, mon incompréhension du système, mon écoeurement!
Par ces billets de mon blog, je vous relate la réalité de ces plus démunis, je ne peux pas rester muette face à ces drames qui se jouent chaque soir.... Ma nuit sera encore très agitée , comment dormir en paix et au chaud quand d’autres n’ont même pas ce droit élémentaire.
N'oublions pas que les sans-abri ne sont que le sommet visible de l'iceberg de la pauvreté!
Voici un article de presse relatant ce plan grand froid;..
CHARLEROI
Un plan «grands froids»... gelé ( Vers l'Avenir)
Pas de grands changements ni de grands moyens pour le nouveau plan «grands froids». Il sera cependant maintenu dans sa totalité. Le plan hivernal sera reconduit dans sa totalité. C'est ce qu'a affirmé, hier, la coordinatrice du Relais social, Suzanne Huygens. Ce dispositif mis en place par le relais et ses différents partenaires vise à augmenter et à améliorer les conditions d'accueil pour les sans-abri.
L'accueil de soirée débutera le 19 novembre et s'achèvera le 21 mars. La capacité d'hébergement de 35 lits passera, comme l'an dernier, à 50 places disponibles. On dénombre 14 lits au centre Ulysse, 9 à Lodelinsart et 12 au Triangle.
«L'abri de nuit de Châtelet que nous avons ouvert l'an dernier, sera maintenu. Il offre une capacité d'accueil de dix lits», poursuit la coordinatrice. On compte également six places au SASS et un lit d'urgence dans trois maisons d'accueil.
Le tirage au sort maintenu en cas de pénurie de lits
Pour les personnes dans le besoin qui recherchent cependant une solution moins précaire, ils pourront bénéficier de lits d'urgence à l'hôtel et disposeront d'un accompagnement concerté entre plusieurs structures sociales de la ville. En cas de pénurie de lits, ceux-ci sont attribués par tirage au sort. Une situation que déplore Bernard Dallons, le président du Centre public d'action sociale, mais qui va se poursuivre.
L'accueil en journée sera également assuré par plusieurs ASBL comme Le Rebond, Faim et Froid, le Resto du coeur, Le Comptoir ou encore Icar. Un réseau de travailleurs sociaux issus de Carolo Rue, Solidarités Nouvelles et du DUS se partageront le travail de rue, diurne et nocturne.
Consultations médicales
La grande nouveauté de cette année est consacrée aux soins de santé. Depuis le mois d'août, le Relais Santé organise des permanences d'accueil au centre Ulysse les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 12 h 30 à 18h. Des consultations médicales sont également prévues le mardi, jeudi et vendredi, de 13 à 15h. «L'objectif est d'encourager les structures médicales à prendre en charge les plus démunis. Certains ont accepté en demandant en contrepartie qu'un accompagnement social et psychologique soit garanti», explique la coordinatrice.
Face à ce bilan, on constate un... gel du dispositif «grand froid». Bien que le président du CPAS salue activement le travail des acteurs sociaux. Il ne s'agit évidemment pas de remettre en question leurs efforts, mais plutôt le manque de moyens disponibles... au sein de la capitale sociale de la Wallonie.
Et la libéralisation du secteur énergétique ne va pas améliorer la situation. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir mené des actions concrètes autour de la précarité. L.Fi.
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Fabienne Manandise
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